Pensées furtives.

Pensées furtives.

L’aurore et le crépuscule s’embrasent

Je suis prisonnière de l’écho du temps

Le ciel flamboie devant la rose dans un vase

Les pétales tombent un à un en contretemps

 

Notre été a disparu, ne reste qu’une fine brise

Des frissons parcourent mon corps

L’hiver austral s’installe, il recherche une Lise

Pour des caresses jusqu’à dans ses pores

 

Les reflets du couchant sur la mer sont une houle

Les vagues s’épuisent sur cette plage

Mes pensées sont furtives et se forment en une boule

Elle rebondit entre l’aurore et le crépuscule sur mon visage

 

A la dérobée, elles sont impossibles à déceler au radar

 Mes métaphores passent inaperçus

Il faut être très averti en poésies et savourer cet art

Et aucun ne sera déçu.

 

Brutes, torturées ou décousues telles sont mes émotions

Avec la peur, la colère et la tristesse

Mes mots affluent en sensation et même en vibration

Ils sont fugitifs, hâtifs et protègent ma vieillesse.

 

Mon cœur s’est assombri avec le ciel sans lune

L’air ne respire plus cette rose flétrie

Ne reste qu’une tige sans amour sans fortune

Il n’y a plus ni jours ni heures mon âme est meurtrie.

 

LUCYE RAYE 12  juillet 2026

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